Histoire Port de plaisance Monuments

Au XVIIème siècle, Gênes attire par des privilèges des notables de Quenza qui jusqu'au XVIIIème seront les seuls à disposer du droit de résider dans l'enceinte. En 1603, Giovan Giacomo Da Quenza a été le premier corse autorisé à construire une maison à Portivechju. Ces notables installeront leurs bergers et des journaliers de Scupamena et surtout de Quenza dans les alentours. Le 8 mai 1795, le roi Georges III d'Angleterre, d'Ecosse et de Corse donne l'autorisation à Gio Paolo Rocca Serra d'établir des salines à Portivechju.

En 1799, la ville est assiégée à la suite de vols et de meurtres commis sur des passagers débarquant des navires. En 1848, Portivechju est reliée à Bastia par la route. La commune est alors peuplée de 2000 habitants. Elle vit de l'exploitation des chênes-lièges, du charbon, du bois et des marais salants. Dans la campagne porto-vecchiaise, les hameaux multiplient leurs maisons en pierres.
Dans la ville, on adosse les maisons à l'enceinte dans laquelle on perce, à grand frais, les fenêtres. La ville craque dans son corset de muraille. A l'époque, elle n'avait qu'une seule porte appelée "Porte Génoise". Elle en aura deux autres lorsqu'une rue centrale se constituera, vers le sud (Bonifacio) et le nord (Bastia). En 1852, Napoléon III enlève à la commune de Quenza son enclave de l'Ospédale (dont le nom pourrait venir de l'église San Lonardo, un " monaco " qui hébergeait au XIIème siècle les voyageurs sur la route de la transhumance).

Le 13 juin 1940, la gare et le groupe scolaire de la ville seront bombardés par les avions " Caprone " italiens. Aucune victime, mais les dégâts sont assez importants. A la fin des années 50, le " boom " touristique, créateur d'emplois, fixe de nouveaux résidents permanents. On voit alors apparaître hôtels, restaurants, campings, commerces, résidences principales et secondaires puis un vrai port de plaisance. Aujourd'hui,
la Cité du Sel est la troisième commune de Corse et la principale ville de la côte orientale après Bastia. Elle a acquis une véritable autonomie grâce à ses écoles, son lycée, sa clinique et la proximité de l'aéroport de Figari Sud Corse.